La rivière Rimouski, une belle à découvrir!
UNE VILLE, UN MILIEU DE VIE
Rimouski, la capitale de la région du Bas-Saint-Laurent, est reconnue, notamment, pour son excellence dans les biotechnologies marines, pour la réputation de ses institutions à vocation maritime et celle de son Université du Québec ainsi que pour son développement avant-gardiste dans des domaines aussi variés que les technologies de l’information et des télécommunications. Au confort offert par la ville, avec ses nombreuses possibilités d’hébergement et de restauration, s’ajoutent la vigueur de l’air marin environnant, des sites superbes à fréquenter et de nombreuses activités où le plein air occupe une place privilégiée. Sur ce plan particulier, la rivière Rimouski, une rivière à saumon, se révèle comme un bijou dans un écrin dont chacun s’enorgueillit.
La Rimouski se jette dans le Saint-Laurent à la jonction des routes 132 et 232, en plein cœur de Rimouski. C’est une des rivières à saumon les plus rapprochées des grands centres, se situant respectivement à environ 300 km et 500km à l’est de Québec et de Montréal. Pour y parvenir, vous aurez roulé à peine trois heures depuis Québec, en empruntant l’autoroute Jean-Lesage Est (autoroute 20) jusqu’à Cacouna et la route 132 Est par la suite. Il faut compter deux heures de plus à partir de Montréal. Les traversiers du Saint-Laurent permettront aux visiteurs de la Côte-Nord d’atteindre facilement la rive sud du fleuve et la route 132 en différents points : soit Matane à partir de Godbout ou de Baie-Comeau, soit Rimouski à partir de Forestville, soit Trois-Pistoles à partir de Les Escoumins ou soit Rivière-du-Loup à partir de Saint–Siméon.
La rivière Rimouski prend sa source à la hauteur des monts Notre-Dame et coule vers le nord dans un lit sinueux de 80 km, dont seulement les 28 derniers kilomètres sont colonisés par le saumon atlantique. En effet, le saumon ne peut franchir la chute du Grand Sault, haute de 20 mètres, laquelle forme la limite amont du secteur 5 dans le fabuleux canyon des Portes de l’Enfer. Si le fond de ce canyon est réservé aux pêcheurs audacieux, car l’accès en est très difficile, il demeure cependant qu’à 63 m au-dessus de la rivière, à partir de la plus haute passerelle suspendue qui soit au Québec, une vue imprenable s’y découvre et confère à ce secteur les qualités incomparables d’un coup d’œil panoramique époustouflant. La visite de ce fameux canyon, pour tous les membres de la famille, paraît ainsi incontournable.
UNE RIVIÈRE ACCESSIBLE POUR TOUS
La rivière Rimouski possède le statut de zone d’exploitation contrôlée (ZEC) depuis 1993 et sa gestion est assurée par l’Association des pêcheurs sportifs de saumons de la rivière Rimouski inc. (APSSRR), un organisme à but non lucratif dont le mandat est d’assurer l’exploitation et le développement du plein potentiel de la ressource salmonicole qui fréquente ce cours d’eau.
Ses
fosses
De l’embouchure jusqu’à la centrale hydroélectrique La Pulpe, appartenant à Fonds de revenu Boralex énergie, la Rimouski coule en pleine ville ou presque, tout en ayant conservé un cachet naturel quasi sauvage. L’accès aux fosses des secteurs 1, 2 et 3 y est relativement facile, grâce à des sentiers bien entretenus, les mêmes utilisés depuis le début du siècle jusqu’en 1950 par les draveurs lesquels ont certes suivi en cela la piste empruntée par les autochtones du groupe Planos, il y a 8 000ans, pour leurs déplacements le long de cette voie d’eau. En début de saison, à partir du 15 juin, le secteur 3 est le plus productif avec ses fosses profondes et ses eaux tumultueuses coulant sur des crans rocheux. Plus tard en saison, en amont d’un secteur privé, le pêcheur commence vraiment l’exploration du secteur 4, dont la première partie compte plusieurs fosses rapprochées. Le deuxième tronçon de ce secteur, le plus souvent encavé dans les montagnes, est tout à fait désigné pour les pêcheurs qui aspirent à la tranquillité et au vrai dépaysement. Il renferme une concentration de fosses limitant les déplacements, mais qui retiennent plusieurs saumons. On accède à cette portion de rivière par un chemin forestier bien entretenu à partir de Sainte-Blandine. La signalisation vous guidera au bon endroit.
Ses
mouches
La Rimouski, encore peu achalandée, est une rivière à découvrir. Elle réserve d’agréables surprises et un taux de succès relativement élevé au coût très modeste d’une vingtaine de dollars par jour. Elle est accessible à tous et le nouveau saumonier s’y sentira à l’aise. Un forfait de 6 jours au prix de 5 est offert. Son débit est moyen et son eau, de tempérée à chaude, est claire sur fond de teinte foncée. La pêche se pratique surtout à gué et la graciation des grands saumons est obligatoire. Les membres de l’APSSRR se feront un plaisir de bien informer, voire d’accompagner les pêcheurs qui voudront la découvrir. Les mouches noyées les plus populaires, montées le plus souvent sur des hameçons 4-10, sont la Rusty Rat, la Black Bear Green Butt, la Cosseboom et la Mickey Finn. Pour la pêche à la sèche, la crevette attire l’attention de Salmo salar, tout comme d’autres versions en brun et en blanc.
Son saumon
L’étroit partenariat développé, depuis l’implantation de la petite centrale hydroélectrique au fil de l’eau il y a de cela près de dix ans, entre les gens de l’APSSRR ,le producteur d’énergie Fonds de revenu Boralex et les biologistes oeuvrant au sein du ministère des Richesses naturelles et des Parcs du Québec , a largement contribué au succès de l’instauration d’une population de saumon qui ne cesse de croître dans la rivière Rimouski. Amorcés depuis plusieurs années, les ensemencements annuels d’alevins, de tacons ou de saumoneaux se poursuivent encore aujourd’hui . Par ailleurs le transport estival par camion citerne, vers les secteurs sis en amont du barrage La pulpe, demeure la clé de voûte d’un système visant à donner à la majeure partie des saumons en montaison l’accès à plusieurs excellentes frayères qui autrement n’auraient pu être utilisées. Dans ce contexte , on comprendra mieux comment la stratégie en vigueur de la remise à l’eau des grands saumons sert à maximiser le nombre d’œufs déposés dans les frayères.
Tous ces efforts commencent réellement à porter les fruits recherchés avec la croissance de la population de saumons dans la rivière. Les montaisons montrent des signes très positifs. La grande quantité de madeleineaux de 2005 permet d’espérer le retour de quelque 500 saumons à l’été 2006 dont une grande proportion de dibermarins, ce qui tranche nettement avec les prédictions généralement envisagées pour la majorité des rivières du Québec. .toutefois, le saumon est un poisson difficilement prévisible. Nous maîtrisons bien ce qui se passe en rivière et l’habitat y est d’excellente qualité. Cependant, les retours de la mer sont toujours porteurs d’espoirs et de surprises. Ainsi, ces dernières années furent plutôt encourageantes avec une augmentation constante des montaisons, sauf pour l’année 2004, marquée par un léger fléchissement. Cependant, tout est en place pour que les efforts déployés depuis tant d’années donnent les résultats escomptés, soit l’atteinte du plein potentiel de 900 ou 1 000 saumons dans un avenir rapproché. N’allez pas croire cependant que vous ne vous croiserez qu’à des madeleineaux ou même qu’à des dibermarins; la Rimouski recèle aussi de gros saumons dont certains font plus de 15 kg. Il n’en tient qu’à vous de venir vérifier ce secret de Polichinelle !
Sa pêche
Rien n’est plus vivifiant, de bon matin, que de traverser la passerelle entre la Grande Fosse et la Lame pour se rendre à la fosse 12, dite « Le Saut », avec une petite marche de 15 minutes. De là, le retour se fait en explorant les fosses par le côté ouest jusqu’à la passerelle, à moins bien sûr d’avoir réussi à déjouer Salmo salar en cours de route avec une mouche sèche irrésistible ou avec une noyée affriolante. Cette partie de la rivière se pêche également depuis la rive est, ce qui est particulièrement le cas pour les fosses 12 et 13 où le saumon est habituellement preneur. Cependant, tous les saumoniers savent bien que le saumon peut aussi bien jouer d’indifférence et faire le bec fin, même si les conditions semblent parfaites.
Dans la deuxième moitié de la saison, les saumons se retrouvent aussi bien en amont de la centrale La Pulpe , dans les secteurs 4 et 5, de la rivière que dans les secteurs 1, 2 et 3 ,jusqu’à la fosse 13, de la partie aval de son habitat. Rappelons que, dans la partie amont, plusieurs fosses se qualifient d’exceptionnelles, soit à cause de leur grande capacité de rétention des saumons, soit par le décor presque vierge entourant le pêcheur. Par exemple, il n’est pas rare qu’une belle petite noyée numéro 6 ou 8, dans la fosse 27 du tronçon de la Couronne, puisse tenter une torpille argentée en fin de journée. De plus, le secteur de pêche près de la rivière Blanche compte plusieurs très belles fosses qui réserveront d’agréables surprises à la sèche comme à la noyée.
PUIS …IL N’Y A PAS QUE LA PÊCHE!
Il y a bien sûr beaucoup plus que la pêche du saumon à Rimouski. Une visite au Parc national du Bic avec ses îles qui émergent de l’eau s’impose. On y appréciera son terrain de camping et la facilité d’y observer les mammifères marins, comme les phoques gris et communs, sans compter de nombreuses espèces d’oiseaux. Les amateurs de golf seront aussi très choyés, disposant de l’offre faite par quatre magnifiques terrains de 18 trous. La promenade de la Mer, (dont l’architecture récente a fait l’objet de trois grands prix d’excellence tant aux niveaux national que provincial et régional) permet aux marcheurs d’admirer la magnifique baie de Rimouski et ses couchers de soleil remarquables. Sur l’île Saint-Barnabé, juste en face de la ville, les visiteurs pourront observer une des plus grosses héronnières de l’est de la province et apercevoir au moins un de la douzaine d’orignaux insulaires. Les cyclistes et les randonneurs tireront également pleine satisfaction de leur journée en arpentant les dizaines de kilomètres de sentiers disponibles le long du littoral comme le long de la rivière elle-même.
Une visite au Musée de la mer saura rappeler l’histoire du naufrage du paquebot Empress of Ireland en 1914, deux ans après celui du Titanic. Le Musée régional, pour sa part, présente différents thèmes tout au long de l’année. Quant à la Maison Lamontagne elle demeure un témoin privilégié de cette technique de construction de maisons avec colombages pierrotés importée par les premiers colons.. En plus de la prestigieuse Salle de spectacle de Rimouski et le réputé Théâtre du Bic, s’ajoutent à cette diversité culturelle, les prestations originales offertes par Rimouski en Blues, à la mi-juillet, et le Festi jazz international de la fin d’août.
En dernier lieu, il importe de signaler que l’APSSRR partage son poste d’accueil avec l’organisme Kayak Rivi-Air Aventure qui se spécialise dans les excursions en kayak de mer, accompagnées ou non de guides compétents. Il ne faut pas oublier non plus la proximité des Jardins de Métis, internationalement reconnus comme une œuvre horticole exceptionnelle. En passant, si le cœur vous en dit, vous pourrez effectuer une croisière aux baleines à Rivière-du-Loup. Allez, on vous attend !
Michel Huot
Président de l'APSSRR inc.
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